| Date de parution: 03/2006 Augmentation obligatoire Comme les collègues. Une fois la loi en vigueur, les salariés rentrant de congé de maternité ou d'adoption devront bénéficier des mêmes augmentations salariales que celles qui auront été accordées à leurs collègues durant leur absence. Deux éléments de calcul. Le montant de l'augmentation est déterminé à partir : - des augmentations générales intervenues pendant le congé, - de la moyenne des augmentations individuelles perçues pendant le congé par les salariés relevant de la même catégorie professionnelle (ou, à défaut, de la moyenne des augmentations individuelles dans l'entreprise). Rémunération à inclure. C'est le salaire ou le traitement de base de référence, y compris tous les autres avantages et accessoires dont ce salarié a bénéficié directement ou indirectement, en espèces ou en nature, en raison de son emploi. En pratique, il faut par exemple tenir compte des primes ou avantages en nature accordés aux collègues pendant l'absence du salarié pour calculer cette revalorisation. Quel moment ? L'employeur doit augmenter ce salarié « à la suite » de son congé. En pratique, la revalorisation n'intervient pas nécessairement au retour du salarié. Elle peut n'intervenir qu'en une seule fois, en fin d'année civile par exemple, en regroupant l'augmentation liée au retour du congé de maternité ou d'adoption et les éventuelles augmentations individuelles décidées après son retour. Accords postérieurs plus favorables. L'employeur devra commencer par se tourner vers les accords collectifs de branche ou d'entreprise conclus après l'entrée en vigueur de la loi. Ce sont eux qu'il faudra appliquer s'ils comportent des garanties d'évolution de la rémunération au moins aussi favorables pour les salariés revenant de congé de maternité ou d'adoption. Si les dispositions conventionnelles postérieures sont moins favorables, il faudra appliquer la nouvelle règle légale. En revanche, si des accords antérieurs prévoient une garantie d'évolution de rémunération (ce qui est rare en pratique), ce sont ces accords qui s'appliquent, même s'ils sont moins favorables que la loi nouvelle. DIF et congés payés Congés payés. Les salariés de retour de congé de maternité ou d'adoption conservent leurs droits acquis à congés payés, peu important la période des congés payés fixée par accord collectif ou par l'employeur. Ainsi, une salariée qui revient de congé de maternité alors que la période de prise des congés payés est terminée pourra quand même prendre les congés qu'elle avait acquis. DIF. La période d'absence du salarié pour congé de maternité ou d'adoption, congé de présence parentale ou congé parental d'éducation est désormais prise en compte pour le calcul des droits ouverts au DIF.
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||