Pour faire face à cette difficulté, et dans l’attente de textes réglementaires venant résoudre la question, la direction de la sécurité sociale (DSS) semble décidée à vouloir faire preuve de tolérance, à en croire une lettre datée du 13 décembre 2018 adressée au CTIP (Centre technique des institutions de prévoyance).
La DSS explique, dans ce courrier, que la disparition des anciens accords ARRCO et AGIRC auxquels la réglementation fait référence pour définir les catégories objectives doit être « vue comme sans impact sur ces exemptions ». Autrement dit, la caducité de ces anciens accords n’a pas, pour l’heure, d’incidence sur le régime social de faveur des garanties. Il est d’ailleurs fait état d’instructions en ce sens envoyées à l’ACOSS et à la caisse centrale de la MSA fin 2018.
Selon la DSS, les accords collectifs, peuvent, sans risque de redressement pour les entreprises, continuer de prévoir la mise en place de garanties ouvertes à des catégories de salariés définies par référence aux articles 4 et 4 bis de la convention AGIRC, mais aussi de l’article 36 de l’annexe 1. De même, il est toujours possible de se référer à des catégories définies par rapport aux différents multiples du plafond de sécurité sociale aujourd’hui autorisés.
Pour rassurante que soit cette position pragmatique de la DSS, il faut néanmoins relever que ce courrier n’a pas de valeur juridique opposable aux URSSAF. Une circulaire répondant aux conditions d’opposabilité requises serait donc la bienvenue, pour sécuriser véritablement les employeurs.